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Dans l'idée de faciliter
vos démarches, nous expliquons ici les principaux termes employés par les
SDAP et autres services administratifs. Pour ce qui est des termes
d'architecture, vous pouvez consulter la base de
données du ministère de la culture et de la communication Thesaurus.
Abords d'un monument
historique :
Fiche du ministère de la
culture et de la communication sur les
abords de monuments historiques.
Architecte des
bâtiments de France (ABF) :
Article 2 du décret n°
84-145 du 27 février 1984 : Les
architectes des bâtiments de France veillent à l'application des législations
sur l'architecture, l'urbanisme, les sites, les monuments historiques et
leurs abords.
Les intéressés apportent leur concours
aux architectes en chef des monuments historiques dans la surveillance de
l'état des immeubles classés ou inscrits sur l'inventaire supplémentaire,
situés dans leur circonscription. Ils déterminent et dirigent, après accord
des propriétaires ou des affectataires, les travaux d'entretien et de
réparations ordinaires à exécuter sur les immeubles classés parmi les
monuments historiques lorsque la maîtrise d'ouvrage est assurée par les
services relevant du ministère chargé de la culture ou que les propriétaires
ou affectataires reçoivent une aide financière de l'Etat au titre de la loi
du 31 décembre 1913 sur les monuments historiques. Ils sont chargés des
travaux d'entretien et de réparations ordinaires dans les palais nationaux et
les bâtiments affectés au ministère de la culture. Ils sont conservateurs des
monuments historiques appartenant, dans leur circonscription, à l'Etat et
affectés au ministère de la culture sous réserve des exceptions fixées par le
ministre chargé de la culture.
Architecte en chef des
monuments historiques (ACMH) :
Recruté par un concours
d'Etat, il est nommé par le ministre chargé de la Culture dans une
circonscription. Il formule toutes propositions et avis pour la protection,
la bonne conservation, la mise en valeur et la réutilisation des immeubles
protégés.
Il assiste la conservation régionale des monuments historiques pour la
programmation annuelle des travaux. Conformément aux orientations définies
par le conservateur régional des monuments historiques, il élabore les
propositions d´études préalables aux travaux de restauration des monuments
historiques classés. Il établit les dossiers d'études préalables et de
restauration des monuments historiques classés en concertation avec le maître
d'ouvrage et le propriétaire.
Ses dossiers sont approuvés par l'administration après avis de l'inspection
générale des monuments historiques. Il est chargé, en tant que maître
d'œuvre, de diriger les travaux sur les immeubles classés lorsque la maîtrise
d'ouvrage est assurée par les services relevant du ministère de la Culture ou
bien si les propriétaires reçoivent une aide financière pour la réalisation
des travaux. Il peut intervenir sur tout édifice à la demande de son
propriétaire.
Tout propriétaire peut solliciter auprès de la direction régionale des
affaires culturelles, qui transmettra la demande au ministre pour décision,
un changement d´architecte en chef des monuments historiques.
Autorisation spéciale
de travaux (AST) :
Une AST concerne, à
l'intérieur d'un secteur sauvegardé, toute modification de l'état d'un
immeuble ne relevant pas du permis de construire. Cette autorisation ne peut
être délivrée, par l'ABF, que si les travaux sont
compatibles avec le plan de sauvegarde et de mise en valeur. Le dossier de
demande d'AST doit être déposé au SDAP.
Avis conforme et simple
:
Conforme : avis émis par
l´ABF sur les demandes de dossier d´application du
droit des sols (permis de construire ou de démolir etc.), qui s´impose à
l´autorité délivrant l´autorisation.
Simple : avis émis par l´ABF sur les demandes de
dossier d´application du droit des sols (permis de construire ou de démolir
etc.), qui ne s´impose pas à l´autorité délivrant l´autorisation.
Covisibilité :
On parle de covisibilité ou de champ de visibilité lorsqu´un édifice
est au moins en partie dans les abords d´un monument historique et visible
depuis lui ou en même temps que lui.
Enseigne :
Article L581-3 du code de
l'environnement : constitue une
enseigne toute inscription, forme ou image apposée sur un immeuble et
relative à une activité qui s'y exerce.
Monument historique :
Type de protection mis en
place par la loi du 31 décembre 1913 (et ses textes modificateurs). Il existe
deux cas de figure, le classement (CLMH) et l´inscription (ISMH), tous deux
générant la servitude des abords.
- Article 9 : l'immeuble classé ne
peut être détruit ou déplacé, même en partie, ni être l'objet d'un travail de
restauration, de réparation ou de modification quelconque, si l'autorité
compétente n'y a donné son consentement. L'autorité compétente est le préfet
de région, à moins que le ministre chargé de la culture n'ait décidé d'évoquer
le dossier.
Les travaux autorisés en application
du précédent alinéa s'exécutent sous la surveillance de l'administration des
affaires culturelles. Le ministre chargé des affaires culturelles peut
toujours faire exécuter par les soins de son administration et aux frais de
l'Etat, avec le concours éventuel des intéressés, les travaux de réparation
ou d'entretien qui sont jugés indispensables à la conservation des monuments
classés n'appartenant pas à l'Etat.
L'état peut, par voie de convention,
confier le soin de faire exécuter ces travaux au propriétaire ou à
l'affectataire.
- Article 12 : aucune construction
neuve ne peut être adossée à un immeuble classé sans une autorisation
spéciale du ministre chargé des affaires culturelles.
Fiche du ministère de la culture et de la communication sur la
procédure de protection au titre des monuments historiques .
Pré-enseigne :
Article L581-3 du code de
l'environnement : constitue une préenseigne toute inscription, forme ou image indiquant
la proximité d'un immeuble où s'exerce une activité déterminée.
Publicité :
Article L581-3 du code de
l'environnement : constitue une
publicité, à l'exclusion des enseignes et des préenseignes,
toute inscription, forme ou image, destinée à informer le public ou à attirer
son attention, les dispositifs dont le principal objet est de recevoir
lesdites inscriptions, formes ou images étant assimilées à des publicités.
Secteur sauvegardé :
Fiche du ministère de la
culture et de la communication sur les
secteurs sauvegardés .
Site protégé :
Type de protection mis en
place par la loi du 2 mai 1930 (intégrée au code de l'environnement). Comme
pour les monuments historiques, il existe deux cas de figure, le classement
et l´inscription. Sont concernés les monuments naturels et les sites dont la
conservation ou la préservation présente, au point de vue artistique,
historique, scientifique, légendaire ou pittoresque, un intérêt général.
ZPPAUP :
Article 70 de la loi n° 83-8 du 7 janvier 1983 (et ses modifications) : Sur proposition ou après accord du
conseil municipal des communes intéressées, des zones de protection du
patrimoine architectural, urbain et paysager peuvent être instituées autour
des monuments historiques et dans les quartiers, sites et espaces à protéger
ou à mettre en valeur pour des motifs d'ordre esthétique, historique ou
culturel.
Des prescriptions
particulières en matière d'architecture et de paysage sont instituées à
l'intérieur de ces zones ou parties de zones pour les travaux mentionnés à
l'article 71.
Après enquête
publique, avis de la commission régionale du patrimoine et des sites mise en
place par la loi n° 97-179 du 28 février 1997 et accord du conseil municipal
de la commune intéressée, la zone de protection est créée par arrêté du
représentant de l'Etat dans la région.
Le ministre compétent
peut évoquer tout projet de zone de protection. Les dispositions de la zone
de protection sont annexées au plan d'occupation des sols, dans les
conditions prévues à l'article L. 126-1 du code de l'urbanisme.
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